Écoute et visualisation des signaux radio naturels
Les « sons d’orages » présentés sur cette page sont des enregistrements radio réalisés dans la portion du spectre ELFExtremely Low Frequency/ULFUltra Low Frequency/VLFVery Low Frequency, c’est-à-dire à des fréquences comprises entre 0 et 30 kHz. Les éclairs produisent de brèves impulsions électromagnétiques appelées sfericsabréviation de atmospherics, que le récepteur transforme en un signal qui peut être écouté. Il ne s’agit donc pas du son acoustique de l’orage, mais de son activité électromagnétique. Le son est une onde mécanique vibratoire, tandis qu’une onde radio dans le spectre ELFExtremely Low Frequency/ULFUltra Low Frequency/VLFVery Low Frequency est une onde électromagnétique.
Le spectrogrammereprésentation graphique d’un signal radio permet de visualiser ces signaux dans le temps et en fréquence. Leur structure peut aider à reconnaître certains phénomènes naturels, mais les enregistrements contiennent aussi des interférences d’origine humaine : secteur électrique à 50 Hz, véhicules et autres sources électriques. C’est pourquoi les observations sont réalisées dans un environnement électromagnétique le plus calme possible. Bonne écoute ! Utilisation du spectrogramme (?)
L’enregistrement des signaux ELF/ULF/VLF repose avant tout sur une réception adaptée et sur un environnement électromagnétique suffisamment calme.
Qualité d’enregistrement : Privilégiez un enregistrement en WAV, 96 kHz minimum recommandé et 24 bits ; à défaut, 16 bits reste utilisable. Un échantillonnage à 192 kHz peut également être intéressant pour l’acquisition et l’analyse. Évitez le MP3 pour l’enregistrement des sferics : le WAV conserve le signal sans compression destructive. Pour faire une analogie avec la photographie, le WAV se rapproche du TIFF, tandis que le MP3 se rapproche davantage du JPEG.
Entrée audio : Préférez une entrée LINE IN lorsque le niveau fourni par le récepteur ou le préamplificateur le permet. Une entrée MIC peut également être utilisée, mais il faut alors être particulièrement attentif au niveau du signal afin d’éviter la saturation.
Antenne : Les antennes E-field captent la composante électrique du champ électromagnétique et nécessitent une attention particulière à l’installation et à la prise de terre. Les antennes H-field captent sa composante magnétique. Dans mes essais, ces dernières donnent souvent un signal plus propre et un rapport signal/bruit plus favorable que mes antennes E-field. Les deux approches restent néanmoins complémentaires.
Environnement électromagnétique : C’est probablement l’un des points les plus importants. Éloignez-vous autant que possible du réseau électrique, des habitations, des véhicules et des équipements électroniques. Le 50 Hz et ses harmoniques peuvent fortement dégrader la réception des sferics.
Filtrage : Une bonne réception à la source reste préférable à une correction ultérieure. Des filtres peuvent atténuer certaines perturbations, notamment le 50 Hz et ses harmoniques. Un traitement en post-production peut également réduire certains bourdonnements, mais au prix d’une altération possible d’une partie du spectre utile.